Matériel Aquarelle et Peinture Numérique

Le Matériel

Tout d’abord, sachez que la question du matériel, que ce soit pour l’aquarelle ou la peinture numérique, n’est jamais essentielle, les capacités de dessin sont primordiales et c’est le travail, la pratique, les années qui viendront construire cet apprentissage. L’évolution et les apprentissages d’un artiste, d’un créatif s’étalent sur toute une vie.

Je vais décrire mes outils dans cet article. Les dessins numériques sont très souvent faits à partir d’un croquis papier ou sur Photoshop, puis mis en couleurs sur Adobe Photoshop.
Les dessins traditionnels, ou réalisés en médias naturels le sont à l’encre et à l’aquarelle, sur une base crayonnée au porte mine HB.

Le matériel pour l’aquarelle

Pour l’aquarelle je teste souvent de nouvelles combinaisons.

J’aime le set opaque et très saturé de Kuretake, elles ne sont pas les plus faciles à utiliser mais les couleurs sont vraiment intenses !

J’aime aussi les transparentes de Daler Rowney, j’avoue que j’ai eu du mal à construire ma palette en partant de rien, je vous conseille de partir d’un set tout fait et d’ajuster si quelque chose vous manque éventuellement.

J’ai testé les BlockX réputées et conseillées par de nombreux professionnels mais ce n’est pas le set avec lequel je suis la plus à l’aise, d’autant que son prix est plutôt prohibitif. J’ai eu de la chance de la trouver d’occasion sur le bon coin, hé oui tout arrive.

Différence entre les aquarelles Kuretake et Daler Rowney sur les tons bleus :

  Thons réalisés avec les aquarelles Kuretake 

Dauphins réalisés avec les aquarelles Daler Rowney

Différence sur des tons verts entre Kuretake et Daler Rowney

Renard réalisé avec les aquarelles Kuretake 

Gorilles réalisés avec les aquarelles Daler Rowney. 

Pinceaux pour l’aquarelle, adhésif de masquage et gomme à masquer

Pour les pinceaux j’ai une préférence pour les Raphael, les plus gros pour les grandes surfaces et les petits pour les détails.

J’ai aussi testé un set à bas coût synthétique qui est relativement efficace. Il a l’avantage d’être assez rigide, il ne se déforme pas facilement. En revanche, il retient assez peu l’eau et certains des pinceaux étaient mal agencés, j’ai dû couper quelques poils – mais pour le prix ça va très bien.

Pour fixer ma feuille et éviter qu’elle ne gondole j’utilise de l’adhésif papier de masquage.

Pour préparer les zones blanches ou délimiter les sujets sur un fond uni, j’utilise du drawing gum en tube avec un petit applicateur : ça m’évite de ruiner un pinceau pour cette utilisation. Je préfère le prendre bleu, il se voit toujours même après séchage.

L’encrage et l’aquarelle

Pour encrer sans que le trait ne bave ou ne soit dissout dans l’eau, j’utilise de l’encre d’archives indélébile DeAtramentis. Elle est faite spécialement pour les stylos plumes. J’en ai une noire et une brune, je préfère la brune qui est plus douce sous les couleurs aquarellées.

J’utilise un stylo plume Lamy Joy et une cartouche rechargeable Lamy. J’ai modifié les plumes qui étaient trop larges à mon goût pour une Extra-Fine – j’aimerais en trouver une encore plus petite mais ça ne se fait pas pour ce stylo. Je l’ai tout de suite adopté, il est vraiment très confortable et souple d’utilisation en plus d’être léger. Mon seul regret est de n’avoir pas trouvé la version blanche quand je l’ai acheté mais elle viendra sûrement rejoindre la collection bientôt 🙂

Le crayonné et la gomme

Contrairement à beaucoup d’artistes je n’utilise pas la gomme mie de pain que je trouve pénible à la longue, ça finit toujours mal ces histoires ^^ Donc j’ai opté pour une gomme standard et tout va bien.

Je dessine au critérium avec des mines HB lambda, toutes les marques font l’affaire. J’ai tenté les mines bleues mais elles sont trop fragiles pour moi et je les casse en 23 secondes ce qui me fait rapidement perdre patience.

En revanche j’ai testé de nombreux porte-mines et mon choix s’est arrêté sur le Uni Kuru Toga 0.5 – rose. Pourquoi rose ? Parce que si vous prenez tout votre matériel en noir vous avez beaucoup plus de chance de le perdre dans vos sacs, trousses, par terre, sur une table. Alors que mon critérium rose bonbon je ne peux pas l’oublier ni le louper s’il tombe 🙂 Il existe en série Disney pour les fans, en argenté, en bleu, et dans d’autres diamètres de mine.

Le papier

Je teste souvent de nouveaux papiers. Je n’aime pas la texture trop profonde des papiers aquarelle classiques donc très souvent, j’utilise la « mauvaise » face du papier, plus lisse.

En ce moment j’alterne entre le canson aquarelle, du côté obscur de la force donc, et le canson bristol recyclé, plus lisse mais plus léger qui a tendance à se déformer un peu plus.

J’utilise aussi de nombreux carnets qui ne sont pas faits pour l’aquarelle mais qui en prennent quand même pour leur grade avec de la couleur, principalement pour des tests ou des rendus rapides.

Mon installation numérique

J’ai toujours 2 PC. J’ai fait un long moment sur Mac mais les prix sont prohibitif car j’aime changer de matériel régulièrement. Depuis 1 an pour le portable et 6/7 ans pour le bureau j’utilise des PC. Les configs n’ont pas tellement d’intérêt car ça évolue tous les matins. Je prends des configurations déjà prêtes pour aller plus vite.

Je n’utilise pas de tablette écran pour plusieurs raisons :

  • place sur le bureau
  • changement de mes habitudes
  • mauvaise posture du bras qui résulte dans des problèmes de santé du dos a long terme
  • fatigue visuelle

Je suis passée récemment d’une ancienne tablette Wacom Intuos à une tablette Huion. Je travaille sur du A5 mais c’est un choix très personnel (petites mains + besoin de transport dans un sac de taille PC 15″). les deux produits sont similaires sur de nombreux points (taille, prise en main, niveaux de pression, touches de raccourcis que je désactive XD). Je note 3 grandes différences :

  1. Le prix – Wacom a complètement craqué avec son monopole. Sur un produit de même taille on est à 355 euros – promo comprise sur une intuos M. La HUION de la même gamme est à 90 euros. Ce post n’est pas sponsorisé 🙂
  2. Le stylet de Huion a besoin d’être rechargé mais cela ne me pose pas de souci pour le moment, c’est un câble USB de plus seulement et je ne l’ai pas encore rechargé en 2 mois (utilisation peu intense en ce moment).
  3. Les drivers de HUION n’ont pas encore planté chez moi alors que Wacom nécessite des réinstallations et redémarrages relativement fréquents.

L’écran

J’ai fait simple je suis allée sur WireCutter (si vous lisez l’anglais et que vous cherchez le meilleur matos, c’est sûrement le site idéal,ça va de la meilleure poubelle au meilleur sac de rando en passant par la meilleure télé etc.) et j’ai suivi leur conseil avec le DELL u2415 qui a le meilleur rapport qualité prix du marché  + un réglage d’usine vraiment pas mal. Il est probable que je passe en double écran bientôt c’est plus pratique pour l’édition.

Pour le matériel supplémentaire je citerai comme indispensables :

  • Une lampe de bureau efficace
  • Des chouettes pots à crayon
  • Un disque dur de sauvegarde + un abonnement pro Dropbox pour conserver une copie de tous vos fichiers de travail + une sauvegarde dans le temps en cas de suppression accidentelle
  • Un clavier : ayant déménagé au Canada j’ai dû me réhabituer au clavier QWERTY, ça m’a pris 10 jours pour être vraiment fluide. J’ai choisi un logitech sans fil très compact (K360) et idem pour la souris (M280 – super ergonomique légère pratique ♥).
  • Un scanner, la référence de chez Canon en A4, pas trop cher et efficace Lide 220.
  • Un tapis de souris qui vous rappelle de bons souvenirs 😀

Enfin je travaille avec un abonnement Adobe complet qui me permet d’utiliser Photoshop et Indesign le plus souvent, en plus de Bridge qui vient combler les problèmes de prévisualisation de certains fichiers .psd sous Windows. Acrobat est aussi beaucoup plus pratique en version pro.
N’oubliez pas que si vous êtes étudiant ou enseignant vous bénéficiez d’un tarif spécial, cela demande le plus souvent une simple déclaration lors de votre commande.